Chaque minute compte. Maître Hugo Zerbib, avocat pénaliste inscrit aux barreaux de Paris et de New York, intervient immédiatement en garde à vue.
Appelez le 06 60 77 21 21 — le cabinet est joignable 24h/24, y compris la nuit et le week-end.
Qu'est-ce que la garde à vue ?
La garde à vue est une mesure de contrainte décidée par les forces de l'ordre — police ou gendarmerie — lorsqu'il existe des raisons plausibles de soupçonner qu'une personne a commis ou tenté de commettre un crime ou un délit. Elle permet aux enquêteurs de retenir un individu pour les besoins de l'enquête, dans un cadre juridique strictement encadré par le Code de procédure pénale.
La durée légale est de 24 heures, renouvelable une fois sur autorisation du procureur de la République, soit 48 heures maximum dans la plupart des cas. Des durées prolongées existent pour les infractions les plus graves : jusqu'à 96 heures pour le trafic de stupéfiants ou la criminalité organisée, et jusqu'à 144 heures en matière de terrorisme.
La garde à vue n'est pas une condamnation. Elle n'implique aucune culpabilité. Elle peut concerner toute personne soupçonnée, même sans antécédents judiciaires.
Vos droits dès le début de la garde à vue
Dès le placement en garde à vue, vous disposez de droits que les forces de l'ordre sont tenues de vous notifier. Il est essentiel de les connaître :
Le droit d'être informé — Vous devez être informé de la nature de l'infraction qui vous est reprochée, de vos droits, et de la durée maximale de votre rétention.
Le droit de prévenir un proche — Vous pouvez demander qu'un membre de votre famille ou votre employeur soit informé de votre placement en garde à vue.
Le droit à un examen médical — Vous pouvez demander à être examiné par un médecin à tout moment.
Le droit à un interprète — Si vous ne parlez pas français, un interprète doit vous être fourni gratuitement.
Le droit de se taire — Vous n'êtes pas obligé de répondre aux questions des enquêteurs. Ce droit est fondamental et son exercice ne peut pas être interprété comme un aveu.
Le droit à un avocat — Vous avez le droit d'être assisté par un avocat pénaliste dès la première heure de garde à vue.
Garder le silence : un droit, pas un aveu
C'est l'un des points les plus mal compris de la garde à vue.
Beaucoup de personnes retenues pensent qu'elles doivent parler pour "se défendre" ou que le silence sera mal interprété. C'est souvent une erreur.
Ce que vous dites en garde à vue est consigné dans un procès-verbal et peut être utilisé contre vous à l'audience. À l'inverse, le silence ne peut pas constituer un élément à charge. Exercer son droit au silence ne signifie pas que vous avez quelque chose à cacher.
Maître Zerbib vous conseillera, lors de l'entretien confidentiel, sur l'attitude à adopter en fonction des éléments qui vous sont reprochés.
Le rôle de l'avocat pendant la garde à vue
Dès votre placement en garde à vue, vous pouvez demander à être assisté par l'avocat de votre choix. Si vous n'en avez pas, un avocat commis d'office peut être désigné par le bâtonnier.
L'entretien confidentiel — L'avocat dispose de 30 minutes pour s'entretenir avec vous, seul, avant les auditions. Cet entretien est couvert par le secret professionnel. C'est le moment pour vous d'expliquer la situation, et pour l'avocat d'évaluer les faits reprochés, de vous informer de vos droits et de préparer avec vous la stratégie à adopter lors des interrogatoires.
L'assistance aux auditions — L'avocat peut assister à vos auditions. Il veille à ce que vos déclarations soient correctement retranscrites, peut poser des questions à l'issue de chaque audition, et signale immédiatement toute atteinte à vos droits fondamentaux.
La vérification des procès-verbaux — Chaque audition donne lieu à un procès-verbal que vous signez. L'avocat s'assure que ce document reflète fidèlement ce que vous avez déclaré.
Le respect des conditions de rétention — L'avocat veille à ce que vos conditions de détention soient conformes à la loi : accès aux toilettes, à la nourriture, à l'eau, et repos suffisant.
Que se passe-t-il après la garde à vue ?
À l'issue de la garde à vue, le procureur de la République décide des suites à donner. Plusieurs issues sont possibles :
Le classement sans suite — Le procureur estime qu'il n'y a pas matière à poursuivre. La procédure s'arrête là. Cela ne signifie pas nécessairement que le dossier est définitivement clos : il peut être rouvert si de nouveaux éléments apparaissent.
La fin de garde à vue sans poursuites immédiates — Vous êtes libéré, mais l'enquête se poursuit. Les investigations continuent sans que vous soyez mis en cause formellement pour l'instant. Cette situation peut évoluer dans les semaines ou mois qui suivent.
Le déferrement au parquet — C'est la suite la plus immédiate et la plus grave. Vous êtes maintenu en rétention puis présenté physiquement au procureur à l'issue de la garde à vue. Le procureur décide alors des suites à donner selon la nature des faits, le profil de la personne mise en cause et les éléments recueillis durant l'enquête. Il peut notamment ordonner une comparution immédiate devant le tribunal ou ouvrir une information judiciaire.
Le déferrement laisse très peu de temps pour réagir. C'est précisément pour cela que la présence d'un avocat dès le début de la garde à vue est déterminante : ce qui est dit — ou tu — pendant la rétention influe directement sur la suite de la procédure.
Garde à vue de nuit ou le week-end : comment joindre un avocat ?
La garde à vue ne connaît pas les horaires de bureau. Elle peut intervenir à 2h du matin, un dimanche, un jour férié. Vos droits s'appliquent à tout moment — y compris le droit à un avocat dès la première heure. Le cabinet de Maître Hugo Zerbib est joignable 24h/24 et 7j/7 pour les situations d'urgence en garde à vue :
Si vous êtes le proche d'une personne placée en garde à vue, vous pouvez également contacter le cabinet pour obtenir des informations sur la procédure et les démarches à entreprendre.
Maître Hugo Zerbib, avocat en garde à vue
Maître Hugo Zerbib est avocat pénaliste inscrit au barreau de Paris et au barreau de New York.
Il intervient à tous les stades de la procédure pénale : garde à vue, comparution immédiate, instruction, audience correctionnelle, aménagement de peine.
Le cabinet est situé au 21 rue de Miromesnil, 75008 Paris.
Maître Zerbib intervient également dans l'ensemble des juridictions dans toute la France. Le cabinet reçoit sur rendez-vous, gratuit et sans engagement.
En situation d'urgence, le contact direct par téléphone reste la voie la plus rapide.
Questions fréquentes sur la garde à vue
Non. La garde à vue est une mesure contraignante décidée par les forces de l'ordre. Vous ne pouvez pas vous y soustraire dès lors que les conditions légales sont réunies. En revanche, vous pouvez exercer vos droits dès le début, notamment celui de faire appel à un avocat.
Non. La garde à vue n'est pas une condamnation et n'apparaît pas sur le casier judiciaire. Seules les condamnations prononcées par un tribunal y figurent. En revanche, elle sera très probablement enregistrée dans le Traitement des antécédents judiciaires (TAJ), un fichier de police consulté par les enquêteurs dans le cadre des investigations.
Vous avez le droit de prévenir votre employeur de votre retenue, mais vous n'y êtes pas obligé. La garde à vue est en principe confidentielle, sauf si des tiers ont été informés par les enquêteurs dans le cadre de l'enquête.
Oui. Il suffit qu'il existe des raisons plausibles de soupçonner une implication. Une garde à vue peut donc être levée sans aucune suite judiciaire, ce qui arrive fréquemment.
En règle générale, 24 heures renouvelables une fois, soit 48 heures maximum. Des durées prolongées s'appliquent pour certaines infractions graves : jusqu'à 96 heures pour le trafic de stupéfiants ou la criminalité organisée, et jusqu'à 144 heures en matière de terrorisme.