Maître Hugo Zerbib

Avocat pénaliste

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Détention provisoire

Un proche vient d’être placé en détention provisoire, ou vous êtes vous-même mis en examen et craignez une incarcération ? L’intervention d’un avocat pénaliste est déterminante pour contester le placement ou obtenir une remise en liberté. Me Hugo Zerbib intervient en urgence partout en France.

Qu’est-ce que la détention provisoire ?

La détention provisoire est une mesure d’incarcération ordonnée avant tout jugement définitif. Elle ne constitue ni une peine ni une reconnaissance de culpabilité : la personne placée en détention provisoire est présumée innocente. C’est une mesure de sûreté, strictement encadrée par le Code de procédure pénale, qui ne peut être prononcée que si elle est l’unique moyen de satisfaire l’un des objectifs prévus par la loi.

Elle intervient le plus souvent dans le cadre d’une information judiciaire, après la mise en examen de la personne, ou dans certains cas de comparution immédiate lorsque l’affaire est renvoyée à une audience ultérieure.

Les conditions légales du placement en détention provisoire

Aux termes de l’article 144 du Code de procédure pénale, la détention provisoire ne peut être ordonnée que si elle constitue l’unique moyen de parvenir à l’un des objectifs suivants :

Motif légal Applicable en correctionnel ?
Conserver les preuves ou les indices nécessaires à la manifestation de la vérité Oui
Empêcher des pressions sur les témoins, les victimes ou leurs proches Oui
Empêcher une concertation frauduleuse entre co-auteurs ou complices Oui
Protéger la personne mise en examen elle-même Oui
Garantir la comparution de la personne devant la justice Oui
Mettre fin à l’infraction ou prévenir sa réitération Oui
Prévenir un trouble exceptionnel et persistant à l’ordre public Non — réservé aux crimes

Chacun de ces motifs doit être concret et individualisé : une ordonnance de placement en détention qui ne démontre pas en quoi la détention est l’unique moyen d’atteindre l’objectif visé est susceptible d’être contestée. C’est l’un des premiers angles d’examen de l’avocat.

Qui décide du placement en détention provisoire ?

Dans le cadre d’une information judiciaire

C’est le juge des libertés et de la détention (JLD) qui statue, à la demande du juge d’instruction, après l’interrogatoire de première comparution. Un débat contradictoire est organisé en présence du mis en examen, de son avocat et du parquet. L’audience est en principe publique ; le JLD peut ordonner le huis clos. L’avocat peut y contester point par point les réquisitions du parquet et proposer des alternatives.

Dans le cadre d’une comparution immédiate

Lorsque l’affaire est jugée en comparution immédiate et renvoyée à une audience ultérieure, le tribunal correctionnel peut ordonner le placement en détention provisoire dans l’attente du jugement. Le défèrement précède généralement cette phase.

Dans les autres cas

En cas de comparution à délai différé ou de comparution préalable, le JLD peut également être saisi par le parquet pour statuer sur le placement en détention dans l’attente de l’audience correctionnelle.

Les alternatives à la détention provisoire

La détention provisoire est censée être une mesure de dernier recours. Avant d’y recourir, la loi impose d’envisager des mesures moins contraignantes. L’avocat peut proposer activement ces alternatives au JLD :

Le contrôle judiciaire soumet la personne mise en examen à un ensemble d’obligations et d’interdictions (pointage, interdiction de quitter le territoire, interdiction de contact avec les victimes ou témoins…) tout en lui permettant de rester libre. C’est la mesure alternative la plus fréquente.

L’assignation à résidence sous surveillance électronique (ARSE), communément appelée bracelet électronique, permet à la personne de rester à son domicile sous contrôle électronique. Elle constitue une alternative crédible lorsque les garanties de représentation sont solides : domicile stable, emploi, famille en France.

La présentation de garanties de représentation solides — caution, passeport remis au greffe, engagement de l’employeur, justificatif de domicile, attestations familiales — est un levier déterminant pour obtenir une alternative à la détention. L’avocat constitue ce dossier en amont du débat contradictoire.

Un placement en détention provisoire vient d’être ordonné ?

Me Zerbib intervient en urgence pour préparer la demande de mise en liberté et constituer le dossier de garanties.

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Contester la détention provisoire : la demande de mise en liberté

À tout moment de l’information judiciaire, la personne détenue ou son avocat peut présenter une demande de mise en liberté au juge d’instruction. Si le juge d’instruction ne souhaite pas faire droit à la demande, il la transmet au JLD, qui statue après avoir recueilli les réquisitions du parquet, dans un délai de trois jours ouvrables. En cas de refus, la décision peut faire l’objet d’un appel devant la chambre de l’instruction dans les dix jours.

L’avocat peut également contester directement l’ordonnance de placement en détention dans les dix jours de sa notification, par voie d’appel devant la chambre de l’instruction.

Les droits de la personne détenue provisoirement

La personne placée en détention provisoire conserve l’ensemble de ses droits fondamentaux : droit à l’assistance d’un avocat à tous les stades de la procédure, droit de correspondre librement avec son avocat (courrier non contrôlé par l’administration pénitentiaire), droit de recevoir des visites sous réserve d’un permis accordé par l’autorité compétente, et droit de présenter à tout moment une demande de mise en liberté.

Pour les démarches pratiques auprès des établissements — permis de visite, parloir, envoi d’argent ou de linge — consultez les pages dédiées : Fleury-Mérogis, Fresnes, Nanterre, Paris-La Santé, Villepinte, Bois-d’Arcy, Meaux-Chauconin, Osny, Orléans-Saran.

Questions fréquentes

Quelle est la différence entre détention provisoire et garde à vue ?

La garde à vue est une mesure de rétention temporaire au cours de l’enquête, décidée par un officier de police judiciaire sous le contrôle du parquet. Elle peut durer 48 heures, sauf cas particuliers. La détention provisoire intervient plus tard dans la procédure, après la mise en examen ou dans le cadre d’une comparution immédiate, et est ordonnée par un juge (JLD ou tribunal). Elle peut durer plusieurs mois.

Peut-on être placé en détention provisoire après une garde à vue ?

Oui. À l’issue d’une garde à vue, le parquet peut décider d’un défèrement devant le procureur ou le juge d’instruction. Si une mise en examen est prononcée, le JLD peut être saisi d’une demande de placement en détention provisoire lors du débat contradictoire. En cas de comparution immédiate, le tribunal peut également ordonner la détention dans l’attente du jugement.

Comment obtenir un permis de visite pour un proche en détention provisoire ?

Pour une personne en détention provisoire dans le cadre d’une instruction, le permis de visite est délivré par le juge d’instruction. La demande doit lui être adressée directement, accompagnée des pièces justificatives du lien avec le détenu. Pour les personnes en détention provisoire dans l’attente d’une audience correctionnelle, le permis est accordé par le procureur de la République. Consultez la page dédiée à la demande de permis de visite pour le détail des démarches.

Qu’est-ce que le débat contradictoire devant le JLD ?

C’est l’audience au cours de laquelle le juge des libertés et de la détention statue sur le placement en détention provisoire. Elle réunit le mis en examen, son avocat et le parquet. L’avocat peut y contester les motifs invoqués par le parquet, produire des pièces (justificatif de domicile, attestations d’employeur, garanties de représentation) et proposer des alternatives comme le contrôle judiciaire ou le bracelet électronique.

Peut-on contester une décision de placement en détention provisoire ?

Oui. L’ordonnance de placement en détention peut être frappée d’appel devant la chambre de l’instruction dans les dix jours de sa notification. Par ailleurs, à tout moment de l’information judiciaire, la personne détenue ou son avocat peut présenter une demande de mise en liberté. En cas de refus du JLD, cette décision est également susceptible d’appel.

Quelle est la différence entre détention provisoire et contrôle judiciaire ?

Le contrôle judiciaire est une mesure alternative à la détention provisoire : la personne reste libre mais est soumise à des obligations (pointage périodique, interdiction de quitter le territoire, interdiction de contact avec certaines personnes…). La détention provisoire, elle, implique une incarcération effective. La loi impose d’envisager le contrôle judiciaire avant de recourir à la détention : l’avocat peut activement plaider pour cette alternative lors du débat contradictoire.

Le bracelet électronique peut-il remplacer la détention provisoire ?

Oui. L’assignation à résidence sous surveillance électronique (ARSE) — le bracelet électronique — est une alternative à la détention provisoire que le JLD peut prononcer. Elle suppose un domicile stable et des garanties de représentation solides. L’avocat peut la solliciter lors du débat contradictoire ou dans le cadre d’une demande de mise en liberté.

Placement en détention provisoire ?

Chaque jour compte pour obtenir une remise en liberté.

Me Hugo Zerbib, avocat pénaliste inscrit aux barreaux de Paris et de New York, présente les demandes de mise en liberté et plaide les alternatives à la détention provisoire devant le JLD, partout en France.

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