Maître Hugo Zerbib

Avocat pénaliste

ChatGPT Demander à ChatGPT ce que disent les avis clients

Résumé IA à partir d'avis publics — non contractuel

0 clics

Demander à ChatGPT ce que disent les avis clients
Chat
GPT

Défèrement

Le défèrement est la procédure par laquelle une personne, à l’issue de sa garde à vue, est conduite physiquement devant le procureur de la République. C’est un moment charnière : c’est à ce stade que le procureur décide des suites judiciaires à donner à la procédure, après avoir entendu la personne et pris connaissance du dossier d’enquête.

Le défèrement n’est pas une condamnation, ni même une mise en cause définitive. C’est une orientation procédurale. Mais ses conséquences immédiates peuvent être considérables — y compris une incarcération dans les heures qui suivent. Le cabinet de Maître Hugo Zerbib intervient en urgence partout en France à ce stade.

Qui peut être déféré ?

Toute personne placée en garde à vue peut, à l’issue de celle-ci, être déférée devant le procureur si ce dernier estime que les éléments du dossier justifient des suites judiciaires immédiates. Le défèrement suppose donc qu’une garde à vue ait eu lieu au préalable.

Le procureur n’est pas tenu de déférer : il peut aussi décider de libérer la personne à l’issue de la garde à vue, en lui remettant une convocation devant le tribunal à une date ultérieure, ou en classant l’affaire sans suite. Lorsqu’il décide de déférer, c’est qu’il considère que la situation appelle une décision immédiate — soit parce que les faits sont suffisamment établis pour un jugement rapide, soit parce qu’il envisage une mesure de contrainte (détention provisoire, contrôle judiciaire).

Comment se déroule concrètement le défèrement ?

À l’issue de la garde à vue, la personne est conduite dans les locaux du parquet — au tribunal — pour être présentée au procureur. Cet entretien, bref dans la plupart des cas, permet au procureur de notifier à la personne les faits qui lui sont reprochés et de l’informer de la suite qu’il entend donner à la procédure.

L’avocat peut être présent à ce stade.
La personne déférée a le droit d’être assistée par son avocat lors de la présentation au procureur. Cette présence permet à l’avocat de prendre connaissance des orientations envisagées, de faire valoir des éléments favorables avant que la décision ne soit arrêtée, et de préparer immédiatement la suite selon l’orientation choisie par le parquet.

Quelles sont les suites possibles d’un défèrement ?

À l’issue de la présentation au procureur, plusieurs orientations sont possibles. C’est précisément ce moment d’incertitude que les familles cherchent à comprendre en urgence.

1. La comparution immédiate

Le procureur estime que le dossier est prêt à être jugé et que les faits justifient un jugement sans délai. La personne est renvoyée devant le tribunal correctionnel pour être jugée le jour même, ou le lendemain matin si le défèrement a eu lieu en soirée — auquel cas elle passe la nuit au dépôt. C’est l’issue la plus immédiate : la personne peut être condamnée et incarcérée dans les heures qui suivent le défèrement.

2. La comparution à délai différé

Cette procédure s’applique lorsque les conditions de la comparution immédiate sont réunies mais que l’affaire n’est pas encore en état d’être jugée — parce que des actes d’enquête n’ont pas encore produit leurs résultats : analyses toxicologiques, exploitations téléphoniques, examens techniques ou médicaux. Le procureur saisit alors le juge des libertés et de la détention (JLD), qui peut placer la personne sous contrôle judiciaire, sous assignation à résidence avec surveillance électronique, ou en détention provisoire dans l’attente du jugement. L’audience devant le tribunal doit avoir lieu dans un délai maximum de deux mois.

3. La convocation par procès-verbal avec contrôle judiciaire (CPVCJ)

Le procureur souhaite faire comparaître le prévenu devant le tribunal dans un délai compris entre 10 jours et 6 mois, tout en estimant qu’une mesure de contrainte est nécessaire dans l’attente de cette audience. Il saisit alors le JLD pour que la personne soit placée sous contrôle judiciaire. Cette procédure est fréquemment utilisée en matière de délits routiers ou de violences conjugales.

4. La comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC)

Le procureur peut proposer une peine à la personne déférée, qui peut l’accepter ou la refuser en présence de son avocat. Si elle accepte, la peine est soumise à l’homologation d’un juge lors d’une audience publique qui se tient le jour même. Si elle refuse, l’affaire est renvoyée devant le tribunal correctionnel.

5. L’ouverture d’une information judiciaire

Dans les affaires complexes ou les plus graves, le procureur peut décider de saisir un juge d’instruction. La personne déférée est alors présentée au juge d’instruction pour un interrogatoire de première comparution, à l’issue duquel elle peut être mise en examen et placée sous contrôle judiciaire ou en détention provisoire après avoir comparu devant le JLD.

Le dépôt : ce que vivent les familles

Lorsque le défèrement intervient en fin de journée ou en soirée, la présentation au procureur ne peut pas avoir lieu immédiatement. La personne est alors placée au dépôt — les cellules situées dans les locaux du tribunal — dans l’attente de sa présentation le lendemain matin.

Cette nuit au dépôt survient après une garde à vue, dans un environnement inconnu, sans information claire sur ce qui va se passer le lendemain. Les familles doivent savoir que leur proche n’est pas incarcéré au sens propre — il n’est pas encore en maison d’arrêt — mais qu’il n’est pas non plus libre. L’avocat, contacté dès ce stade, peut préparer la présentation au procureur du lendemain et anticiper l’audience si une comparution immédiate est envisagée.

Pourquoi le défèrement est-il un moment décisif pour la défense ?

Le défèrement concentre en quelques heures des décisions qui vont conditionner toute la suite de la procédure. L’orientation choisie par le procureur — comparution immédiate, CRPC, instruction — n’est pas entièrement figée avant la présentation : elle peut être influencée par les éléments que l’avocat porte à la connaissance du parquet, par la situation personnelle du prévenu, par les garanties de représentation qu’il présente.

Un avocat qui intervient dès la garde à vue — et non seulement à l’audience — est en mesure d’agir sur cette décision d’orientation. Il peut plaider pour une CRPC plutôt qu’une comparution immédiate, faire valoir des éléments qui militent contre une détention provisoire, ou préparer son client à l’entretien avec le procureur. Attendre l’audience pour contacter un avocat, c’est laisser se prendre les décisions les plus importantes sans défense.

Questions fréquentes sur le défèrement

Quelle est la différence entre la garde à vue et le défèrement ?
La garde à vue est la mesure de rétention durant laquelle la personne est entendue par les enquêteurs. Le défèrement intervient à l’issue de la garde à vue : la personne est conduite physiquement devant le procureur de la République, qui décide des suites à donner à la procédure. Ce sont deux étapes distinctes et successives.
Peut-on être déféré sans avoir été en garde à vue ?
Non. Le défèrement suppose qu’une garde à vue ait eu lieu au préalable. Il n’est pas possible d’être conduit directement devant le procureur sans avoir été placé en garde à vue.
Combien de temps dure le dépôt ?
Le dépôt correspond à la nuit passée dans les cellules du tribunal lorsque le défèrement intervient en soirée et que la présentation au procureur ne peut avoir lieu immédiatement. La personne est présentée au procureur le lendemain matin. Elle n’est pas encore incarcérée en maison d’arrêt ; le dépôt est une mesure temporaire dans l’attente de la présentation.
Quelles sont les suites possibles après un défèrement ?
Le procureur peut orienter vers une comparution immédiate, une comparaison à délai différé, une CPVCJ, une CRPC ou l’ouverture d’une information judiciaire. Il peut aussi libérer la personne avec une simple convocation ultérieure. L’orientation dépend de la nature des faits, de l’état du dossier et des éléments présentés par l’avocat.
L’avocat peut-il assister au défèrement ?
Oui. La personne déférée a le droit d’être assistée par son avocat lors de la présentation au procureur. Cette présence est déterminante : l’avocat peut faire valoir des éléments favorables avant que l’orientation ne soit décidée, et préparer immédiatement la suite selon la procédure choisie par le parquet.
Un défèrement signifie-t-il que l’on va être incarcéré ?
Non. Le défèrement est une orientation procédurale, pas une condamnation. Plusieurs issues sont possibles sans incarcération : CRPC avec peine aménagée, contrôle judiciaire, convocation ultérieure. La détention provisoire ou une peine d’emprisonnement ferme à l’issue d’une comparution immédiate restent des possibilités, mais elles ne sont pas systématiques.
Le cabinet intervient-il en urgence lors d’un défèrement ?
Oui. Maître Hugo Zerbib intervient en urgence, y compris en soirée et le week-end, pour assister la personne déférée lors de sa présentation au procureur et préparer la suite de la procédure. Contactez le cabinet dès que possible par téléphone, SMS ou WhatsApp.

Votre proche est bientôt déféré ?

Chaque heure compte. Maître Hugo Zerbib intervient en urgence partout en France, y compris en soirée et le week-end.

06 60 77 21 21 Par SMS Par WhatsApp

Demander à être rappelé directement en un clic

Recherche